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Discours de M. Renaud MUSELIER lors de l'attribution du Prix Méditerranée de Littérature 2010 - 22 juin 2010

 

SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

 

Excellences, Messieurs les Ambassadeurs (Ligue Arabe, Egypte, Liban)

 

Mesdames les Députées (Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID, Jacqueline IRLES)

 

Monsieur le Conseiller Spécial (Henri GUAINO),

 

Monsieur le Conseiller (Hamidou SALL),

Madame la Conseillère régionale (Nelly FRONTENEAU, Languedoc-Roussillon)

Monsieur le président du Centre Méditerranéen de Littérature et secrétaire général du Prix Méditerranée (André BONET),

Monsieur le vice-président et délégué général du Prix Méditerranée (Jean-Jacques BEDU),

Messieurs les lauréats (Dominique BAUDIS, Alain VIRCONDELET),

Monsieur le Président des éditions Gallimard (Antoine GALLIMARD), Monsieur le Directeur de collection (Alain MATTERN), et Madame (Sylvie COHEN, traductrice), qui représentez ici Amos OZ,

Mesdames et messieurs les membres du jury,

 

Chers Amis,

 

Je suis très heureux de vous accueillir ici, dans le cadre du 2ème Mardi de Mardi de Marigny, pour l’attribution du Prix Méditerranée de littérature.

 

C’est en effet la première fois que le Prix Méditerranée est attribué sous l’égide du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée. C’est pour nous une grande fierté d’honorer aujourd’hui les lauréats de la 26ème édition de ce Prix prestigieux, créé par mon ami André Bonet, président-fondateur du Centre Méditerranéen de Littérature à Perpignan.

Ce Prix littéraire est en effet au service d’une idée qui nous est chère : la Méditerranée.

 

Les écrivains primés depuis 25 ans nous racontent cette Méditerranée, et contribuent à en exprimer l’unité à travers sa diversité et ses identités.

 

Ce Prix a su distinguer un nombre important de talents littéraires et je tiens ici à saluer l’excellence du Jury qui a su les reconnaître avec discernement, parfois avant tout le monde.

 

Il a su en effet découvrir de nouveaux écrivains qui ont fait leur chemin au fil des ans. On peut citer par exemple Jean-Christophe Rufin, couronné pour son premier roman « l'Abyssin », et qui siège aujourd'hui à l'Académie française.

 

Le jury a su également faire preuve d'intuition et de courage en couronnant Orhan Pamuk. Menacé dans son pays, il recevra son prix Méditerranée quelques jours seulement avant le prix Nobel de Littérature.

 

Il faut signaler aussi l'appui historique de l'Académie française et de l'Académie Goncourt aux côtés du Prix Méditerranée. Dès sa création en 1984, des membres de ces deux académies ont continué de siéger au sein de son jury. Et il faut ici rendre hommage aux académiciens qui ont été les premiers à s'engager dans l'aventure.

 

Je pense notamment à Fernand Braudel, Jean d'Ormesson, Jacqueline de Romilly, Edgar Faure, de l'Académie française, mais aussi à Hervé Bazin, François Nourissier, Emmanuel Roblès et André Stil, de l'Académie Goncourt.

 

Je ne peux oublier de rendre hommage à des journalistes comme André Brincourt ou Patrick Poivre d'Arvor qui accompagnent ce prix Méditerranée depuis 26 ans !

 

Je suis d’ailleurs moi-même ravi et très honoré de siéger désormais au sein d'un jury aussi prestigieux.

 

Le Prix 2010 distingue aujourd’hui trois grands écrivains méditerranéens : Dominique Baudis, Amos Oz et Alain Vircondelet. Je suis très heureux de recevoir ici Messieurs Baudis et Vircondelet, Amos Oz n’ayant malheureusement pas pu être présent avec nous pour des raisons de santé.

 

Le choix du Prix français pour Dominique Baudis a fait l'unanimité au sein du jury.

Son dernier roman, « Les Amants de Gibraltar » nous embarque de nouveau vers l'Orient et l’histoire des civilisations méditerranéennes.

Comme toujours, Dominique Baudis inscrit son univers dans le monde méditerranéen, dans le dialogue entre l’orient et l’occident. Tout comme Dominique Baudis, je ne crois pas que "la Méditerranée soit à l'écart du monde. Tout événement qui s'y produit connaît un retentissement planétaire. "

 

Amos Oz est quant à lui l’écrivain israélien le plus reconnu. Ses œuvres sont traduites dans près de trente-cinq langues dans le monde. Cofondateur du mouvement « La paix maintenant », il est l’un des partisans les plus fervents de la solution d’un double État au conflit israélo-palestinien. L'ouvrage qu'il nous offre aujourd'hui et qui vient de recevoir le prix Méditerranée étranger, « Scènes de vie villageoise » est un recueil de nouvelles qui finit par former un roman. Par son action militante, il rejoint Dominique Baudis dans la recherche du dialogue et de la paix entre les peuples palestiniens et israéliens.

 

Alain Vircondelet est le premier lauréat du prix Méditerranée de l'essai créé cette année. Il a été distingué pour son livre « Albert Camus, fils d'Alger ». Considéré comme l’un des meilleurs biographes de sa génération, Alain Vircondelet a consacré plusieurs biographies à de grandes figures de la littérature. En cette année du 50ème anniversaire de la mort d'Albert Camus, Alain Vircondelet rappelle, avec pertinence, quelle fut sa position complexe par rapport à l’Algérie.

 

C’est donc un grand plaisir pour moi, méditerranéen de cœur et de conviction, d’attribuer aujourd’hui ces Prix Méditerranée de Littérature à ces trois auteurs.

 

Quand le Président de la République a pris l’initiative de créer le Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée, son objectif était de nourrir la dimension culturelle du projet d'UPM.

 

Jean Monnet disait « Si c’était à refaire, je commencerais par la culture », et c’est là toute l’ambition du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée qui unit désormais sa destinée au Prix Méditerranée de Littérature.

 

Comme vous le savez, le Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée s’investit en particulier de façon très claire en faveur du livre en Méditerranée.

 

C’est le cas à travers le Prix Méditerranée qui nous réunit aujourd’hui, mais aussi à travers d’autres beaux projets, comme le don de 500 000 livres de la Bibliothèque nationale de France à la Bibliotheca Alexandrina célébrée en avril dernier à Alexandrie.

 

Les écrivains sont les passeurs naturels de l’histoire et de la culture.

Avant d’avoir le plaisir de les écouter et de comprendre le regard sensible qu’ils portent sur la question de l’écriture en Méditerranée, je passe la parole à André Bonet, président du Centre Méditerranéen de Littérature, fondateur du Prix Méditerranée.

 

Je vous remercie pour votre attention.

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