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Discours de M. Renaud MUSELIER lors de la Remise du Prix Méditerranée 2010 à Perpignan - 2 octobre 2010

SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

Monsieur le Maire de Perpignan (Jean-Marc Pujol),

Monsieur le Président du Conseil Général (Christian Bourquin),

Madame la Conseillère régionale (Josiane Collerais),

Monsieur le président du Centre Méditerranéen de Littérature et secrétaire général du Prix Méditerranée (André BONET),

Monsieur le vice-président et délégué général du Prix Méditerranée (Jean-Jacques BEDU),

Monsieur le directeur de la Caisse d'Epargne du Languedoc- Roussillon (Michel Scoto),

Mesdames et messieurs les membres du jury,

Mesdames et messieurs,

 

Chers Amis,

 

Après avoir eu la grande joie de vous accueillir à l'Hôtel Marigny pour l'attribution des Prix Méditerranée, c'est un très grand plaisir d’être aujourd’hui parmi vous, à Perpignan, pour la remise des prix à nos trois lauréats.

Pour la première fois, en 2010, le Prix Méditerranée a choisi de se placer sous l’égide du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée, pour récompenser les auteurs qui, cette année, auront été les porte-paroles les plus talentueux de la Méditerranée et de sa culture.

En tant que Président du Conseil culturel, c’est donc une fierté et un honneur de joindre ma voix à celle du Centre Méditerranéen de Littérature pour mettre encore davantage en lumière la place du livre et de la littérature dans cet espace méditerranéen qui nous est cher.

Notre combat commun est celui des mots et de la langue, un combat qui cherche avant tout à montrer que la culture est souvent seule gardienne du passé et de l’avenir de notre Méditerranée.

Les trois lauréats ici présents ont su en témoigner, chacun à leur manière, avec leur histoire, leurs souvenirs, leurs émotions personnelles.

Mon ami, Dominique BAUDIS, dans son roman historique, nous rappelle, avec son talent habituel, une épopée incroyable dont l'issue a durablement façonné l'avenir de la Méditerranée et il nous rappelle combien notre histoire commune est une clé essentielle pour comprendre cette Méditerranée où nous vivons aujourd'hui.

Alain VIRCONDELET, quant à lui, nous retrace le destin d’un grand homme de la Méditerranée, celui d’Albert CAMUS. Biographe à la notoriété incontestée, il parvient avec succès, non seulement à nous faire deviner les paradoxes et les contradictions d’une des plus grandes figures de la littérature du 20ème siècle mais aussi à nous transmettre l' amour unique d'Albert CAMUS pour son Algérie natale.

Enfin Amos Oz, que j'ai le plaisir de saluer tout particulièrement.

Vous êtes, monsieur, l'un des plus grands écrivains israéliens. Vous avez mis votre infini talent au service de la plus noble des causes, celle du rapprochement entre les peuples palestiniens et israéliens. Votre œuvre immense est habitée par cette volonté permanente de renouer les fils du dialogue et de la tolérance entre ces deux peuples attachés à la même terre.

Et aujourd'hui, ici à Perpignan, alors que l'avenir de cette terre est toujours aussi sombre, je voulais vous remercier personnellement pour cet engagement.

Faisons, ensemble, le vœu que des voix comme la vôtre, celle qui parlent de la paix, s’élèvent, plus nombreuses et soient enfin entendues.

C'est en tout cas, l'une des missions que s'est modestement fixée le Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée depuis sa création.

S'engager pour la paix et le dialogue des cultures en Méditerranée et défendre un idéal de respect et de tolérance.

 

La remise de cette édition 2010 du Prix Méditerranée est aussi l'occasion pour moi d'insister sur un autre enjeu pour lequel le Conseil culturel souhaite s'investir pleinement.

Celui de la place du livre et du rayonnement de la langue française en Méditerranée.

Notre présence à vos côtés, s'inscrit, en fait, dans une cohérence, celle que nous avons amorcée, l'année dernière, en rendant possible, le don exceptionnel de 500 000 livres, offerts par la Bibliothèque nationale de France à la Bibliotheca Alexandrina. Ce don hors du commun va révolutionner de manière durable la place de la langue et de la littérature françaises dans cette partie de la Méditerranée.

Le Français a déjà retrouvé une place prépondérante à la bibliothèque d'Alexandrie mais cela va se poursuivre car la Bibliotheca Alexandrina a pour ambition de devenir, d'ici quelques années, une plateforme régionale de rayonnement de la langue française.

C'est donc une victoire essentielle pour la francophonie mais c'est plus que cela car une langue n'est pas un simple outil. Elle est porteuse de valeurs, d’une identité, d’une histoire construite au fil des siècles.

Le Français a longtemps été la langue de la culture et du dialogue entre les peuples, il faut en être fier et lui redonner aujourd'hui cette place naturelle que nous avons trop souvent négligée.

Là aussi, le Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée souhaite multiplier ses efforts et continuer dans la voie tracée.

Pierre après pierre, comme vous tous, nous participerons à la consolidation de l'édifice avec notre passion et notre dévouement.

Je vous remercie de votre attention.

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